Lundi 5 février 2007
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Les mots affluent mais les dévoiler je ne peux,
Tu les connais mais les accepter tu ne veux.
Sans doute nous rendraient-ils légèrement malheureux.
Toutefois certains malheurs conduisent à être heureux.
Mentir pour se construire n'est pas une solution.
Mais il n'en va pas de même de la destruction.
Moi, tu sais, jamais je n'pourrai vivre sans passion.
J'vis avec moi-même en totale adéquation.
Fuir inconsciemment ou non son propre passé,
Fustiger sa mémoire, souvenirs condamnés.
Tenter aussi vainement de se libérer.
Mais que d'efforts futiles soudain bouleversés,
Dès qu'un détail d'un coup à la réalité,
Nous ramène sans que l'on ne puisse s'en détacher.
C'est une bonne chose de se battre pour se construire.
Du moins meilleure que de se résoudre à fuir.
Mais mélanger les deux peut-être encore bien pire.
Affronter le mal serait bien mieux pour guérir.
Que l'on puisse avoir peur du passé pourquoi pas.
Cependant il a été et le restera.
Et toute erreur commise nous renforcera.
Moi c'est comme ça que je le conçois en tout cas.
Et toi, combien de fois comptes-tu essayer,
À chaque fois d'oublier pour tout recommencer ?
Le moindre souvenir toujours vouloir l'enterrer.
Même les bonnes choses ne plus pouvoir les évoquer...
Grandis un peu et accepte enfin ton passé.
Pour vivre ton avenir un peu plus soulagée.
Écrit par Nicolas D. Zoldickun
entre le 24/05/05 et 06/06/06.
Par Nicolas D. Zoldickun
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Publié dans : Sonnets
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